dimanche 30 novembre 2008
Et le lion s'éprit de l'agneau...
" Posément, sans jamais me quitter des yeux, il se pencha vers moi. Puis, vif mais caressant , il appuya sa joue glacée contre la courbe de ma gorge. Pour le coup, j'en fus réduite à une immobilité totale. J'écoutai sa respiration mesurée, observant le soleil et le vent qui jouaient dans ses cheveux de cuivre, ce qu'il y avait de plus humain chez lui. Avec une lenteur délibérée, ses mains glissèrent le long de mon cou. Je frissonnai, l'entendis reprendre son souffle, mais il ne s'interrompit pas, et ses doigts légers descendirent sur mes épaules avant de s'arrêter. Son visage se faufila sur le côté, son nez frôla ma clavicule et, enfin, il enfouit sa tête dans ma poitrine, bouleversant de tendresse."
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